Journée “Osons”

Depuis 2004, l’équipe SColidarité tente d’organiser tous les deux ans, au début de l’année, une sortie pour toute l’école sur un thème différent (thème d’année), une journée qui permet à chacun d’aller à la rencontre de l’autre et de lui-même.

Cette journée commence par une eucharistie dans la basilique supérieure de Beauraing. Toute l’école se rend ensuite dans le parc marial pour le repas de midi. L’après-midi, ce sont différentes activités dans la région qui sont proposées, comme par exemple la descente de la Lesse en kayak, Dinant Aventure, du vélo sur le Ravel (ou aux alentours pour les plus sportifs), les draisines et la visite de l’abbaye de Maredsous, la visite de la citadelle de Dinant avec croisière sur la Meuse, la visite des grottes de Han,…

 

Journée “Osons construire des ponts” (septembre 2017)
 
« Osons construire des ponts »
Des travaux vont débuter dans notre école. Un nouvel escalier verra le jour... Cet événement inspirera notre année. Dans un monde où il y a beaucoup de violences, sous toutes ses formes, nous allons tenter de « construire des ponts ». Cette attitude signifie que j’essaie de rencontrer l’autre, de m’émerveiller devant le mystère qu’il représente. « Bâtir des ponts » implique que je sois habité par une grande humilité qui consiste à ne pas me considérer comme supérieur à celui que je rencontre, à ne pas m’imposer à lui. Bien au contraire, je le vois comme supérieur à moi et comme un magnifique cadeau qui peut m’enrichir et … que je peux aussi embellir par qui je suis... Concrètement, je vais sortir du petit groupe dans lequel je suis pour rencontrer d’autres jeunes que je ne connais pas et qui sont peut-être seuls, ainsi que je pourrai l’expérimenter lors de cette journée « Osons »… « Construire des ponts » est l’opposé de vivre en clans ou de rester avec ceux que je trouve sympathiques. Ce comportement d’aller vers l’autre, spécialement celui qui est isolé ou différent de moi, est courageux et porteur de vie. En entrant dans la mort pour délivrer l’être humain qui en était prisonnier, le Christ a bâti un pont entre la vie terrestre et la Vie éternelle. Il nous appellera à le traverser lorsque nous quitterons notre passage sur terre. En nous invitant à « nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés », Jésus nous montre la façon de construire ce pont. Il ajoute qu’il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Il nous pousse même à aimer nos ennemis. La médisance, la calomnie, les jugements sur l’autre brisent les relations et détruisent les être humains. Choisissons plutôt de bâtir des ponts en disant du bien de l’autre, en contemplant ses qualités et en l’encourageant dans ses efforts à faire le bien. Certes, il est plus facile de se joindre aux autres pour se moquer d’un condisciple ou pour « casser du sucre sur son dos ». Cependant, il est nettement plus constructif de se montrer résolument bienveillant à son égard ! Oui, construisons des ponts tout au long de cette année et de notre vie ! 🙂
Nous remercions la Communauté Saint-Jean et la chorale de l'école, le Sacré-Choeur !
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Journée “Osons relever l’autre” (septembre 2015)
Une nouvelle année commence … Une journée « Osons » s’annonce … Pourquoi « Osons relever l'autre ? »

« Oser » implique que nous prenons un risque, celui de sortir de notre confort, de nos certitudes, afin de nous ouvrir à l'autre, de reconnaître qu'il existe, avec ses joies et ses souffrances. Je ne suis plus au centre mais je place l'autre à la première place. Oser cette démarche peut nous faire craindre que nous n'existerons plus, si nous ne pensons plus d'abord à nous !

Ensuite, sorti de cet égocentrisme, je m'ouvrirai aux richesses de l'autre. Je découvrirai peut-être qu'au-delà des apparences qu'il me faisait voir, il y a en l'autre des fragilités que je blessais précédemment quand j'étais centré sur mon unique bien-être.

Je sentirai alors le désir de devenir « serviteur du Bonheur de l'autre ». Je lui tendrai la main, par un regard, une parole bienveillante, un geste de réconfort, par un silence de compassion ou encore un sourire, afin de lui permettre d'être « remis debout », de retrouver le goût de la vie.

Notre année sera réussie si nous parvenons déjà à « oser relever un condisciple ou un collègue » ! C'est à la fois tellement peu et si grand !

Quel magnifique défi en ce début de mois de septembre !

Belle rentrée au Sacré-Cœur !
Nous remercions la Communauté Marie Jeunesse et la chorale de l'école, le Sacré-Choeur !
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Journée “Osons la solidarité” (septembre 2013)
Une nouvelle année commence … Une journée « Osons » s’annonce … Pourquoi « Osons la solidarité ? »

La solidarité… nous savons que notre école en est capable ! Il suffit de penser au résultat de la dernière course parrainée en avril 2013. Rassemblés autour de trois projets concrets de développement, nous avons récolté la somme considérable de 20.000 EUR !

Le projet des sapins de Noël fut lui aussi une grande réussite au profit des enfants du Brésil. Nous vous remercions très sincèrement pour toute l’énergie que vous nous avez apportée dans la mise en œuvre de ces différents projets L’étymologie latine du mot « solidarité » (solidus : entier, constituant) nous fait penser à un corps dont les différentes parties sont reliées dans une inter-activité.

La solidarité est donc assurément d’abord un principe d’action. Elle est une manière d’agir mais aussi une raison d’agir. Nous décidons d’être solidaires lorsque nous reconnaissons l’autre comme un semblable, un égal. Il est certes aisé d’être « faussement solidaire » lorsqu’il s’agit de s’attribuer le beau rôle : celui qui aide plutôt que celui qui est assisté, celui qui apporte une solution et non celui qui a un problème. La solidarité n’est pas la charité, la générosité ou la compassion ; elle suppose une égalité des rôles.

La solidarité n’a pas pour symbole, comme on a tendance à le penser aujourd’hui, la main qui donne parce qu’il existe des mains tendues. Cette manière de penser le lien entre riches et pauvres crée la dette et la dépendance. La solidarité, c’est deux mains qui se serrent afin de créer un lien qui renforce chacun dans une communauté de destin.

Que cette journée du 26 septembre nous fasse prendre conscience de notre appartenance, chacun dans notre individualité, à une même communauté d’école et d’humanité.

Quel beau défi ! Belle rentrée au Sacré-Cœur !
Nous remercions le prêtre et les membres de la Communauté Marie-Jeunesse qui célébrera l'Eucharistie.
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Journée “Osons la persévérance” (septembre 2011) 
Une nouvelle année commence … Une journée « Osons » s’annonce … Pourquoi « Osons la persévérance ? »

« Oser » est un signe de vie. Dès que nous osons, nous commençons à créer. Les Parents osent donner la vie à leur enfant, des personnes osent fonder une organisation qui s’occupera de plus démunis. Un jeune ose relever un défi, parfois scolaire…

« Oser la persévérance » doit d’abord être mis en lien avec le Jubilé que nous avons célébré l’année dernière. Il y a maintenant … 176 ans, Sainte Madeleine-Sophie a créé notre école, afin de conduire, les jeunes (à l’époque, uniquement des filles) dans le Cœur de Jésus, de les former pour qu’elles transforment la société dans le sens du Bien. Nous voulons continuer cette œuvre aujourd’hui encore.

« Oser la persévérance » sera aussi un thème qui va nous inspirer tout au long de cette année scolaire. Pour certains, le parcours sera difficile à certains moments. Ils devront s’accrocher et poursuivre leur effort afin d’atteindre une réussite.

« Oser la persévérance » interpellera aussi toute notre vie. Il arrivera que, dans notre existence, nous soyons fatigués, que nous voulions abandonner un projet, que nous ne trouvions plus de sens à ce que nous réalisons. La persévérance viendra, tel un antidote, lutter contre le découragement qui est une des plus dangereuses tentations pour l’être humain. La persévérance implique aussi la solidarité car, pour continuer, nous avons souvent besoin de l’aide d’autrui qui nous rejoint et nous soutient.

Quel beau défi ! Belle rentrée au Sacré-Cœur !
Nous remercions les Frères de la Communauté Saint-Jean de Libramont qui ont célébré l'Eucharistie.
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Journée “Osons nous donner” (octobre 2009) 
1) A la lumière de l’exemple du Père Damien, d’Aline, notre ancienne élève, découvrir que nous sommes tous invités à nous donner, quelle que soit notre réalité de vie.

2) Oser se donner n’est pas facile. Se donner totalement et gratuitement est nettement plus difficile, passe souvent par la croix mais débouche sur un Bonheur incomparable.

3) Oser croire que le don de nous-mêmes, notamment à travers des gestes de solidarité est un geste prophétique pour le monde.

4) Découvrir que le pardon est le don parfait de l’Amour qui, s’il est demandé et donné, rend nouvelle et belle une relation blessée par des mots ou des gestes du passé.

5) Si tu le souhaites, tu pourras expérimenter que l’union à Dieu te fait entrer dans une logique de don total de toi-même, à l’image de ce que fit le Christ.

Accéder aux objectifs détaillés
Le frère Marc qui a célébré l'eucharistie et Aline Ronsmans, ancienne élève du Sacré-Coeur qui entre à la Fraternité de Tibériade et qui a témoigné de son don au Christ.
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Journée “Osons l’Unité dans la différence” (septembre 2006) 
Accepter l’autre avec ses différences qui peuvent m’enrichir
Nous côtoyons chaque jour des personnes qui sont différentes de nous, par leur aspect physique, par leurs goûts, par leur couleur de peau, par leur foi. Certains vont insister sur les différences et faire naître un mouvement de peur de l’autre, voire de rejet de celui-ci. Quand nous observons le paysage politique de l’Europe, nous constatons que les mouvements d’extrême droite rencontrent un succès croissant. Dans cette pensée, la différence d’autrui est considérée comme un danger, une menace. Je crains que l’autre ne me domine et me contraigne à devenir semblable à lui. La différence devient un lieu d’opposition qui entraîne un perpétuel rapport de force. Tu me domines et je suis obligé de me plier à tes habitudes pour devenir semblable à toi ou je te domine et te force à adopter mes pensées. Dans notre vécu scolaire également, nous avons tendance à vivre dans cette logique de repli sur nous, de crainte par rapport à l’autre différent de nous. Nous avons « nos amis » avec qui nous restons dans la cour de récréation. Nous nous sentons proches d’eux car ils pensent comme nous, partagent les mêmes intérêts. Ils sont, en quelques sortes, d’autres moi-même. Cette proximité nous rassure. Nous formons parfois un cercle fermé qui regarde l’extérieur en jugeant ce qui n’est pas semblable à nous. Une pareille façon d’agir crée des clans qui divisent et rendent malheureux ceux qui en font partie, ainsi que l’ensemble du groupe. Il est triste de porter un tel regard sur la différence. Risquons une autre approche de cette réalité. La différence peut, si je le désire, devenir un lieu d’enrichissement. Elle me fait découvrir une autre facette de l’existence. Elle m’apprend à connaître des réalités que j’ignorais jusqu’alors. Imaginons un tableau qui ne serait peint que d’une couleur. Il serait lassant à regarder. Ce qui fait la beauté d’une peinture, c’est la diversité des couleurs et leurs nuances multiples et fines. Il en va de même dans la vie. La rencontre avec d’autres êtres humains, dont j’accepte la différence, devient un lieu de richesse. Pour arriver à cela, il est capital que chacun sache bien qui il est et qu’il choisisse fermement de respecter l’autre tel qu’il est. Cette attitude est valable, tant dans notre vécu scolaire, que dans les autres lieux de mon existence. Elle implique une conversion de mon regard et de mon cœur.

Oser vivre dans l’Unité en excluant tous les clans, les préjugés,...
« Osons l’Unité » : voici un thème ambitieux. Encore faut-il bien savoir ce que j’entends par le mot « unité ». Il faut le distinguer du terme « uniformité » qui désigne une union dans laquelle disparaissent toutes les différences. L’uniformité est en quelques sortes une fusion qui entraîne la disparition des identités. Tout le monde doit être semblable. Cette attitude porte en elle des germes de mort. Je n’ai plus le droit à être moi-même. L’unité est toute différente, elle signifie que les personnes s’unissent en restant elles-mêmes, en respectant la personnalité de leurs proches. Cette unité implique une profonde bienveillance et une Charité réelle. L’Unité commence en Dieu même. Trois Personnes s’aiment, tout en restant distinctes. Le Père, le Fils et l’Esprit sont trois mais ne forment qu’Un. En la Trinité, Dieu nous montre le chemin de la véritable Unité qui trouve son ciment dans l’Amour. Cette Charité dépasse les sentiments et grandit chaque fois que ma volonté s’engage résolument à aimer, même si ma sensibilité ne m’y pousse pas. Cette décision n’est pas facile à prendre et implique un combat contre la paresse affective qui m’invite parfois à baisser les bras, à abandonner au profit d’une relation plus facile, plus superficielle. Je choisis alors de côtoyer des personnes qui plaisent à ma sensibilité et je ferme mon cœur à ceux qui me sont plus « durs d’accès ». Je quitte l’Unité pour entrer dans un certain « sectarisme nomade ». Selon mes sentiments, j’ « erre rationnellement » en ne rencontrant que les individus qui me plaisent. Vivre à ce niveau semble aisé dans un premier temps mais ne me satisfait jamais vraiment. En revanche, choisir l’Unité nécessite de notre part un combat contre l’intolérance.

Vivre le pardon afin d’arriver à exister ensemble dans l’Union
Le pardon est la seule solution pour vivre dans l’unité. Être à coté de quelqu’un différent de moi peut devenir source de tensions, d’énervements, de blessures. La relation avec mes proches devient difficile. Je ne souhaite plus rencontrer certaines personnes qui m’ont trop exaspéré. Des clans se forment, des murs se construisent. L’existence devient un enfer dans le groupe. Je ne côtoie plus que des personnes qui pensent comme moi. Ensemble, nous nous opposons à d’autres et les relations se compliquent. Si je veux construire des relations harmonieuses, je suis invité à dépasser ces tensions, ces différences. Le pardon est l’unique chemin qui permet au groupe de retrouver une vie neuve. Il ne constitue pas un chemin facile car, dans un premier temps, il paraît nettement plus aisé de se venger. Cela permet « d’évacuer le stress ». Nous avons l’impression qu’en agissant de la sorte, nous nous faisons davantage respecter. Nous devenons agressifs et « ruminons » parfois pendant des années notre désir de « nous rendre justice ». En revanche, celui qui opte pour le chemin de pardon est considéré comme un faible, un mou, un « pigeon » qui se laisse marcher sur les pieds. La réalité est radicalement différente. Le pardon renouvelle les relations dans le réel. Pour arriver à vivre le pardon, il faut vaincre mon esprit de vengeance et mes ressentiments du passé. Parfois, le pardon est difficile, voire impossible à donner directement. La blessure est trop profonde. Dans ce cas, je suis invité à demander chaque jour à Dieu la grâce de pouvoir pardonner à cette personne. Cela pourra prendre un certain temps mais une demande franche au Seigneur ne restera pas sans effet. La première étape pour qu’un pardon soit possible est que je reconnaisse la faute que j’ai commise, le mal que j’ai accompli. Dans un second temps, il est fondamental que je regrette profondément le mal fait à l’autre. Par cette démarche, je m’engage à ne plus recommencer. Ce regret doit être sincère et impliquer une conversion du cœur. Troisièmement, je suis également invité à « racheter ma faute ». Cela signifie que je vais accomplir un geste qui exprimera que mon cœur aura changé de direction. A ce moment précis, je serai dans l’attente du pardon que m’offrira celui que j’ai agressé. Quatrièmement, si la victime me pardonne, je serai libéré et capable d’aimer encore plus et mieux. Le pardon fera grandir la vie dans notre école et nous permettra d’exister ensemble dans une authentique unité. Refuser le pardon rend l’union impossible.

Découvrir qu’uni à l’autre, tu peux vaincre toute difficulté
Cette journée nous permettra également de découvrir qu’unis à l’autre, nous pouvons vaincre toutes les difficultés. La devise de notre pays est : « L’union fait la force ». Il en va de même pour notre école. Quand nous nous attaquons seuls à une tâche, il nous est souvent difficile de l’accomplir car elle est trop importante pour nos pauvres forces. En revanche, quand nous travaillons ensemble, nous devenons capables de l’accomplir car notre union est une force certaine. Tout au long de l’année, nous sommes appelés à découvrir que l’autre dans l’école peut être un allié avec qui je peux construire quelque chose de grand, et non un rival à qui je dois m’opposer à cause des différences qui nous séparent. Pendant cette journée déjà, je pourrai expérimenter la force que représente le travail avec une autre personne. Par exemple, il est plus aisé de descendre la Lesse avec deux personnes qui pagaient généreusement plutôt que de m’attaquer seul à ce périple naval. Pendant le Carême, nous serons également invités à nous unir pour « changer le monde » en soutenant des œuvres de solidarité. Chacun fera ce qui lui est possible pour trouver des parrains afin de récolter quelque argent pour des personnes en difficulté. Si chacun de nous s’attaquait à cette gageure seul, nous serions vite découragés et considérerions comme quotité négligeable ce que nous avons récolté. En revanche, en unissant nos efforts, nous sommes parvenus l’an passé à récolter 16 688 €, ce qui constitue un record absolu dans notre école. De même, d’un point de vue strictement scolaire, je puis parfois me sentir « bloqué » par la non compréhension d’une matière. Mon camarade de classe peut me venir en aide dans cette branche et je lui réciproquerai le service à une autre occasion dans un autre domaine. Ensemble, nous pouvons dépasser nos limites. L’autre me soutient à certains moments. Je l’aide à d’autres. Il ne s’agit pas d’un mouvement qui humilierait qui que ce soit. J’ai reçu des capacités et je les partage gratuitement, sans faire sentir à autrui ma supériorité passagère. Notre unité nous donnera d’être victorieux de beaucoup de difficultés.

Si tu le souhaites, tu pourras expérimenter que l’Union à Dieu est une source de Bonheur pour toi et ceux qui t’entourent
Cette journée te permettra aussi si tu le souhaites, de pouvoir expérimenter que l’union à Dieu est la source du Bonheur pour toi et, par voie de conséquence, pour tous ceux qui t’entourent. Le Bonheur commence en Dieu. Le Père aime le Fils et le Fils aime le Père, l’Esprit Saint est le fruit de l’amour donné entre le Père et le Fils. Dieu est parfaitement heureux car il est Amour. En Lui, se vit un Don perpétuel d’Amour. Cet Amour est source de Création. Quand nous nous unissons à Dieu, nous sommes habités de l’Esprit Saint et nous entrons dans le chemin de la Charité divine. Notre cœur découvre le Bonheur qui constitue à se donner totalement et gratuitement. Un pareil mouvement n’est pas facile pour nous, humains. Nous rencontrons souvent des difficultés à donner notre vie. Nous préférons penser d’abord à notre bien-être. Se donner implique toujours un effort, un dépassement de soi. Se donner totalement est encore plus exigeant car il implique un mouvement radical qui dépasse toutes les hésitations et les tiédeurs de notre sensibilité. Le don total de nous-mêmes passe parfois par la croix, une croix d’Amour. Nous sommes cependant appelés à aller plus loin encore pour expérimenter le Bonheur. Il ne suffit pas de se donner totalement, il faut le faire gratuitement. Parfois, nous sommes disposés à nous donner totalement à condition que nous recevions quelque chose d’intéressant en retour. Agir dans la gratuité est à contresens de ce que le monde propose aujourd’hui mais nous apporte finalement un Bonheur réel. Dieu se donne totalement à nous. Il se propose gratuitement à chacun de nous mais ne s’impose jamais. Notre liberté est interpellée. Elle peut choisir de ne pas répondre à ce don gratuit de Dieu ou elle peut décider de s’offrir à son tour dans ce mouvement d’Amour gratuit. Si j’accepte d’entrer dans ce mouvement, je découvrirai un bonheur que j’ignorais précédemment. Cette invitation te sera faite lors de l’eucharistie mais pas uniquement à ce moment-là. Tout au long de l’année et même tout au long de ta vie, Dieu « frappera à la porte de ton cœur » pour te proposer de venir chez toi et de t’unir à Lui. Si tu réponds affirmativement, tu vivras une intimité de chaque instant qui dépassera le ressenti humain mais qui te fera discerner les chemins où ta vie s’épanouira pleinement. Toute notre vie, nous sommes invités à nous unir davantage au Seigneur afin de devenir un « vitrail » de Sa Lumière. Unis profondément à Lui, nous deviendrons en quelque sorte des traits d’union entre les humains, des artisans de paix qui chercheront plus à comprendre qu’à juger, plus à unir qu’à séparer, plus à pardonner qu’à se venger. Dieu désire vraiment s’unir à toi. Quelle sera ta réponse ?
Le Père Charles Delhez s.j. a célébré l’eucharistie.
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Journée “Osons l’espérance” (septembre 2005)
Tout d’abord, cette journée devait servir à faire grandir l’Espérance en soi car le jeune en aura besoin pour franchir les obstacles qui jalonneront sa vie scolaire. Il est important que l’élève ose affronter la difficulté avec la certitude qu’il a en lui la force pour réussir à « franchir l’obstacle » et s’améliorer. Ce processus sera une leçon pour sa vie future où il sera invité à ne pas se décourager face à certaines situations difficiles et à mettre ses capacités au service d’une société plus juste. La désespérance est un des facteurs les plus destructeurs dans une existence. Quand nous devenons persuadés que nous ne valons plus rien et que cela est inutile de continuer à nous « battre » pour créer, nous nous desséchons et périssons à petit feu. Nous étouffons la puissance de Vie qui est en chacun de nous et qui ne demande qu’à s’épanouir en nous.

Ensuite, la journée du vendredi 16 septembre voulait faire augmenter l’Espérance dans l’autre, au niveau scolaire bien évidemment, mais aussi dans les autres secteurs de l’existence. Il est capital de faire l’expérience que l’autre, qui est parfois un étranger pour moi, peut devenir un frère en qui je peux espérer, sans être crédule pour autant. L’autre n’est pas un rival dont je dois me méfier car il représenterait une menace pour ma sécurité. Je suis davantage invité à découvrir le cadeau qu’il représente et à lui offrir le mien. Quand je cesse d’espérer dans l’autre, je l’ « enferme » dans ses défauts et la vie devient un enfer. Dans ma classe, si je porte d’avance un regard négatif sur mon condisciple, je le « tue à petit feu », je l’empêche de changer. Progressivement, je deviens aveugle sur sa valeur réelle. Aimer quelqu’un, n’est-ce pas espérer en lui pour toujours ? De même que l’homme a besoin de respirer pour vivre biologiquement, il ne peut se passer de l’Espérance qui est « l’oxygène » indispensable de ses relations interpersonnelles. Sans Espérance nous « étouffons » l’autre et nous « suffoquons » sous la contrainte des préjugés et de nos résignations. De même, d’un point de vue de la justice sociale, nous, pays du Nord, ne pouvons concevoir notre développement, qui est devenu un « mal-développement » sans un développement parallèle des pays dans les pays du Sud, actuellement sous-développés. Ils ne sont pas nos rivaux mais ils représentent des « pays frères ». Souvent, face aux inégalités du monde, nous jetons un regard fataliste et nous nous disons « qu’il n’y a rien à faire ». Cette désespérance nous arrange bien car elle est le prétexte idéal pour ne rien entreprendre. Nous rejetons la faute sur les autres, sur les systèmes économiques appliqués par les états ou les multinationales. Nous nous demandons qui nous sommes pour « espérer » résoudre le problème. Après tout, nous ne sommes qu’une goutte d’eau dans l’océan du monde ! Cet état d’esprit entraîne que la situation devient plus préoccupante chaque jour. Nous oublions que l’océan est fait de gouttes d’eau. Dans ce cas, l’Espérance n’est pas synonyme d’utopisme béat mais d’un engagement courageux, radical et humble dans le réel de notre vie quotidienne pour essayer, « à notre petit niveau », de modifier l’orientation des événements. Changer son regard peut ouvrir les portes vers une amélioration, même infime, de la situation.

Enfin, nous souhaitions par cette journée faire grandir l’Espérance en Dieu. Cette démarche respecte la conviction de chacun. Les athées ou agnostiques qui fréquentent notre communauté scolaire peuvent librement refuser cette composante. Comme école catholique, nous désirons continuer à semer et à permettre aux jeunes de progresser dans leur relation à Dieu. A travers la journée « Osons l’Espérance », les participants pourraient expérimenter qu’il est bon d’espérer en Dieu. Il est Le Roc sur Lequel je peux bâtir ma vie. Il ne m’abandonne pas même si je passe à travers des moments douloureux. Le Seigneur que nous pensons absent dans de nombreuses situations de notre existence est, en réalité, mystérieusement présent et nous pouvons mettre en Lui notre Espérance. La plus redoutable des tentations consiste à croire que Dieu nous a abandonnés dans une situation de souffrance, qu’Il nous rejette, qu’Il ne nous aime plus. Espérer en Dieu n’est pas un « placebo » utilisé par des désabusés de l’existence qui se réfugient dans la religion comme une échappatoire face à la réalité. Bien au contraire, l’Espérance nous met en route dans le réel en sachant que Dieu fera tout mais pas sans nous. Il nous invite à faire un peu plus que rien. Il est le levain qui vient « faire monter » la pâte de nos vies. Espérer en Dieu, c’est laisser Son Amour irriguer notre existence comme le sang nos veines. Espérer, c’est vivre ! Espérer en Dieu, ce n’est pas le prendre comme un « super magicien » qui viendrait résoudre tous mes problèmes. Espérer en Dieu, c’est avoir confiance dans Son Amour qui s’offre à moi et qui me transforme en profondeur. Je n’attends plus de Dieu qu’Il change « d’un coup de baguette » le monde extérieur et les autres mais je me laisse rencontrer par ce Mendiant qui m’offre son Amour, qui me rendra semblable à Lui et qui fera de mon cœur une « braise » qui réchauffera le mode pour toujours, comme Son Sacré-Cœur. Quelle belle mission pour notre chère école en général et pour chacun de nous en particulier ! Notre liberté est interpellée !
Les Frères de Tibériade de Lavaux-Sainte-Anne nous ont aidé à rencontrer ces trois objectifs au travers de témoignages simples, touchants et bien ancrés dans la réalité quotidienne. Cette jeune Fraternité proche de la spiritualité de saint François, qui est déjà installée en Lituanie, a commencé, depuis le mois d’août 2004 une mission au Congo. Notre école pourrait la soutenir lors des opérations de Carême.
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Journée “Osons la confiance” (octobre 2004)
Tout d’abord, cette journée devait servir à faire grandir la confiance en soi car c’est le jeune en aura besoin pour franchir les obstacles qui jalonneront sa vie scolaire. Il est important que l’élève ose affronter la difficulté avec la certitude qu’il a reçu assez d’éléments en lui pour réussir à « franchir l’obstacle » et s’améliorer. Ce processus sera une leçon pour sa vie future où il sera invité à ne pas se décourager face à certaines situations difficiles et à mettre ses capacités au service d’une société plus juste.

Ensuite, la journée du 15 octobre voulait faire augmenter la confiance dans l’autre, au niveau scolaire bien évidemment, mais aussi dans les autres secteurs de l’existence. Il est capital de faire l’expérience que l’autre, qui est parfois un étranger pour moi, peut devenir un frère en qui je peux mettre ma confiance, sans être crédule pour autant. L’autre n’est pas un rival dont je dois me méfier car il représenterait une menace pour ma sécurité. Je suis davantage invité à découvrir le cadeau qu’il représente et à lui offrir le mien. Nous ne pouvons concevoir notre développement des pays du Nord, qui est devenu un "mal-développement » sans un développement parallèle des pays du Sud actuellement sous-développés. Il ne sont pas nos rivaux mais ils représentent des « pays frères » .

Enfin, nous souhaitions par cette journée faire grandir la confiance en Dieu. Cette démarche respecte la conviction de chacun. Les athées ou agnostiques qui fréquentent notre communauté scolaire peuvent librement refuser cette composante. Comme école catholique, nous désirons continuer à semer et à permettre aux jeunes de progresser dans leur relation à Dieu. A travers la journée « Osons la confiance », les participants pouvaient expérimenter qu’il est bon de faire confiance à Dieu. Il est Le Roc sur Lequel je peux bâtir ma vie. Il ne m’abandonne pas même si je passe à travers des moments douloureux. Le Seigneur que nous pensons absent dans de nombreuses situations de notre existence est, en réalité, mystérieusement présent et nous pouvons mettre en Lui notre confiance.
Les Frères de Tibériade implantée à Lavaux-Sainte-Anne nous ont aidé à rencontrer ces trois objectifs au travers de témoignages simples, touchants et bien ancrés dans le réel. Cette jeune Fraternité proche de la spiritualité de saint François qui est déjà installée en Lituanie commence, depuis le mois d’août, une mission au Congo. Notre école pourrait la soutenir lors des prochaines opérations de Carême.
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